Ushahidi fournit un mécanisme à un observateur local pour soumettre un rapport via son téléphone mobile ou internet, générant une archive temporelle et géospatiale de l’évènement[1].C’est ainsi que cette plateforme a été utilisée pour bon nombres d’événements en Afrique et à travers le monde, notamment lors des violences postélectorales au Kenya en 2007, lors des séismes à Haiti et au Chili, à Whashington D.C. lors d’une tempête de neige l’année dernière et plus récemment lors de la crise postélectorale ivoirienne pour aider les citoyens ivoiriens à déclarer les zones de turbulence, les identifier et permettre donc par la suite de pouvoir apporter du soutien, secourir ou apporter des aides de façon précise
et efficiente aux populations directement touchées par les crises en question.
En Côte d’ivoire notamment, lors des crises post-électorales, la prison civile d’Abidjan s’était vidée comme par enchantement, de ses nombreux locataires entrainant par la suite
La réaction la plupart du temps dans les pays d’Afrique -francophone pour le moins- est de
Au lieu d’attendre de l’aide de la police ou de pompiers -qui arrivent généralement assez tardivement- ou d’une quelconque aide humanitaire venant de l’occident, les citoyens sans partie pris s’accordent pour déjouer les plans de l’insécurité sociale.
C’est ce qui s’est observé en Côte d’ivoire où l’ONG Akendewa a eu l’excellente idée d’adopter Ushahidi afin qu’il serve aux populations locales ivoiriennes. C’est cette même ONG qui a mis en place l’engagement citoyen efficace via le “civsocial” pendant que la majorité des ivoiriens se fatiguaient à vanter et discuter les mérites et les promesses de leur candidat respectifs.
Akendewa offrait donc la prévention sécuritaire aux ivoiriens par le bien de la plateforme “Stop Braquage“ basée sur Ushahidi. Il ne restait qu’à ceux qui ont les moyens financiers et le devoir de protéger leurs populations (entendez les responsables politiques, personnes physiques et morales) de jouer à leur tour leur rôle afin de résoudre la crise.
Tout ceci pour dire que l’implication citoyenne et communautaire a un pouvoir considérable dans nos réalités et ne pourrait être négligé. Ushahidi et Akendewa l’ont prouvé de façon palpable et gratuite.
C’est J.F. Kennedy qui dans son célèbre discours d’investiture le 20 Janvier 1961 disait:
“Ne demandes pas ce que ton pays peut faire pour toi, demandes ce que tu peux faire pour ton pays”.
Il disait juste et c’est à ce titre que sur la même lancée que ses prédécesseurs, le projet TOGOCRISIS a été lancé par le “COLLECTIF TOGO VI” pour permettre aux citoyens togolais ou plus précisément aux “sans-VOIX” de pouvoir trouver leur VOIE.
Originairement prévu pour cartographier différents incidents, ce système peut par la suite permettre à la population togolaise, à des volontaires et associations, d’effectuer des sondages sur des données de l’éducation, de la santé ou de la sécurité dans les différents quartiers et villes. Ils pourront par la suite rassembler toutes ces informations sur des cartes accessibles sur le site. L’idée encore une fois étant de permettre aux communautés locales
Faire participer les habitants pour qu’ils puissent s’entraider de façon collective, voilà le point de départ d’une réussite sociale surtout pour cette génération, née “une souris dans la main” et dont les réseaux sociaux ne révèle plus aucun secret.
[1] source: Wikipedia


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